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Je suis dans une rame de métro. Face à moi, au bout du wagon, Carole Bouquet est assise sur un strapontin. Je me lève et j'avance dans l'allée lentement, très lentement, les bras le long du corps. Effrayée, elle me fixe du regard. J'avance. Je sais que j'ai un petit magnétophone dans une de mes poches. J'avance. Ma main droite semble serrer un cylindre imaginaire.
Je me plante finalement devant elle, lui saisis le cou, et serre lentement pendant qu'elle crie. Je pense : "Pourquoi tu fais ça, elle est si belle ! Tu es un monstre !". Un sentiment de culpabilité s'abat sur moi. Je souffre. Finalement, elle s'arrête de crier. Elle est morte.

Rentré chez moi, je m'allonge sur mon lit pour écouter la cassette. En l'entendant je revis la scène précédente avec la même acuité. Je me lève et j'avance dans l'allée lentement, très lentement, les bras le long du corps. Effrayée, elle me fixe du regard. J'avance. Ma main droite semble serrer un cylindre imaginaire.
Je me plante finalement devant elle, lui saisis le cou, et serre lentement pendant qu'elle crie. Je pense : "Pourquoi tu fais ça, elle est si belle ! Tu es un monstre !". Le même sentiment de culpabilité s'abat sur moi, la même tension m'envahit. Alors qu'elle va pousser son dernier râle, je me pense vers son visage et lui mords l'oreille, dont j'arrache le lobe sanguinolent d'un coup sec. Alors elle s'arrête de crier. Elle est morte.

Bigorno, rêvé en 1996.


Je me réveille en nage au sommaire.